Coup dur pour les transporteurs aériens qui offraient des
voyages à rabais à leur clientèle. Le 28 août dernier, c’est autour de Zoom Airlines de se placer sous la protection de la loi sur la faillite. La compagnie créée il y a sept ans a été forcée de garder ses appareils au sol. La raison invoquée par ses dirigeants: la hausse du prix du pétrole. Le coût des opérations de la compagnie a été de 50 millions cette année, alors que l’an dernier elle affichait des profits.
D’autres transporteurs qui offrent des vols à rabais pourraient aussi voir leurs activités suspendues ou roulées au ralenti. Les compagnies Porter et Ryan Air, un transporteur européen, subissent également des difficultés.
Plusieurs passagers qui devaient partir en voyage ont dû rebrousser chemin. À l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, le comptoir Zoom avait même été démonté, laissant les passagers au dépourvu. D'autres passagers étaient toujours coincés dans différents aéroports du Canada et d’Écosse. Mince consolation pour ceux qui ont fait affaire avec une agence de voyage, ils pourront se faire rembourser puisqu’ils peuvent profiter du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyage. Les gens qui ont acheté leur billet d’avion directement chez Zoom avec une carte de crédit pourront se faire rembourser. Par contre, s’ils ont payé, par exemple, par mandat poste, c’est une autre histoire; ils se retrouvent créanciers de la compagnie.
Zoom Airlines a deux bases opérationnelles situées, une au Canada et une autre Royaume-Uni. Si plusieurs passagers ont vu leurs vacances gâchées, c’est près de 700 personnes qui perdent leur emploi.