La Caisse d'Epargne, symbole de sécurité pour des millions d'épargnants, a perdu 600 millions d'euros à cause des risques inconsidérés pris par certains de ses traders en plein krach boursier, une affaire qui rappelle en partie celle de la Société Générale.
La Caisse d'Epargne, qui héberge le compte ou le livret A de près d'un Français sur deux, s'est empressée de rassurer ses 27 millions de clients, certifiant que cette perte n'affecte pas sa solidité financière et n'a aucune conséquence sur la clientèle.
Sur France 2, la ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est pour sa part déclaré "vraiment en colère" alors que "tout le gouvernement actuellement est mobilisé pour prendre des mesures fortes, des mesures lourdes pour essayer de faire tourner l'économie".
Des enquêteurs de la Commission bancaire s’est rendus dans la matinée au siège de la Caisse nationale des Caisses d’ Epargne (CNCE), l'organe central de l'établissement coopératif.
Rappelez vous l’affaire Kerviel, de nombreuses similitudes …
Ainsi M. Kerviel et les traders de l'Ecureuil opéraient dans le département "dérivés actions", dans le cadre des activités pour compte propre de leur établissement.
En outre, les conditions dans lesquelles les deux banques ont dû solder leurs engagements sont similaires: dans les deux cas, les Bourses ont décroché violemment, aggravant la perte initiale, qui a atteint 4,9 milliards d'euros pour la Générale.
Cet incident risque d'affaiblir la position de la Caisse d'Epargne, qui négocie depuis le 6 octobre un rapprochement avec le groupe Banque Populaire en vue de former la deuxième banque française.
A qui le tour ?!!