Notre mode de vie, de plus en plus sédentaire, et l'éloignement entre le lieu de travail et le lieu d'habitation nous ont amenés à profondément remanier notre style de vie. Ces changements touchent en premier lieu notre façon de nous alimenter. Le peu de temps consacré à la pause déjeuner (parfois guère plus d'une demi-heure) ont quasiment fait disparaître le traditionnel déjeuner, auquel on consacrait deux heures il y a une trentaine d'années.
Mais l'obligation de se sustenter elle, est demeurée, ne serait-ce que pour avoir un apport calorique suffisant pour effectuer sa journée de travail. C'est ainsi que l'on a vu se développer une multitude d'enseignes de restauration rapides, dans lesquelles il est possible de déjeuner sur le pouce. Mais les produits qui y sont offerts ne sont pas toujours compatibles avec les règles d'une alimentation équilibrée. C'est une des raisons pour lesquelles on a vu un accroissement inquiétant de l'obésité en France et partout dans le monde, même en Chine. Et le problème de l'obésité ne concerne pas uniquement les adultes. Les jeunes enfants, adolescents, collégiens, lycéens, étudiants… sont soumis au même… régime ! Ils ingurgitent un succédané de repas, censé les rassasier et les nourrir. Si le sentiment de satiété est certes satisfait, c'est au prix d'un accroissement des sucres, sels et autres féculents contenus dans les aliments qu'ils absorbent.
Ce phénomène de l'accroissement de l'obésité est tel que les pouvoirs publics s'en émeuvent. C'est pourquoi les enseignes sont contraintes aujourd'hui d'appeler à la modération lorsqu'elles communiquent : « veillez à manger ni trop sucré, ni trop salé, ni trop gras ». D'accord, mais comment ?