Après avoir passé des entretiens, vous êtes sur le point de signer. Pas de précipitation cependant, prenez le temps de bien réfléchir aux points suivants. Renseignez-vous. Vous avez le droit de vérifier si l’entreprise qui souhaite vous recruter vous convient. En clair : les questions ne sont pas à sens unique. Demandez des précisions sur le poste, l’organisation interne de la société, la convention collective applicable. N’hésitez pas à vous informer de façon détaillée sur l’entreprise, son chiffre d’affaires, les grilles de salaires pratiquées dans ce secteur d’activité. Négociez votre salaire. Si l’on vous demande vos prétentions, renvoyez la balle : « Quel est votre budget pour ce poste ? « ou « Combien proposez-vous ? ». Si votre interlocuteur vous relance, donnez une fourchette de salaires et non un chiffre précis. Avant toute chose, sachez ce que vous valez. Pour cela, exploitez toutes les sources tels que la presse spécialisée, les salons professionnels, les offres d’emploi, vos collègues… Pensez aux avantages en nature. Parfois, il est plus intéressant de négocier un aménagement de temps de travail, une formation, qu’un salaire plus élevé, qui est une vision à court terme de votre parcours professionnel. Mieux, si on vous procure une voiture de fonction, pourquoi ne pas suggérer la possibilité de l’utiliser en dehors des heures de travail ? Cela vous évitera l’achat d’un véhicule personnel et les frais d’entretien. Si vous êtes souvent en déplacement, posez la question de l’octroi d’un ordinateur portable ou d’éventuels congés supplémentaires. Enfin, pourquoi ne pas discuter d’une réduction sur les produits « maison ». Tout se négocie, même l’emplacement et la superficie de son bureau, essentiels pour un travail optimal. Signez votre contrat de travail. Evitez d’évoquer ce sujet avant d’être assuré que vous êtes la personne sélectionnée. Sinon, vous risqueriez de paraître trop procédurier alors même que votre candidature n’est pas encore retenue. A contrario, ne signez pas votre contrat sur le coin de la table sans avoir pris le temps de le lire et de remettre en cause, le cas échéant, certaines clauses qui y sont stipulées. Si on est venu vous débaucher de votre entreprise, vous êtes en position d’avoir des exigences précises car, en acceptant le poste, vous prenez un risque puisque vous quittez votre emploi : la suppression de la période d’essai (variable selon les contrats), la prise de vacances anticipée. Si on vous impose une clause de non-concurrence, mesure légale mais souvent contraignante, destinée à protéger votre employeur, demandez qu’elle soit accompagnée d’une compensation financière. Discutez du montant de cette indemnité, de son allocation (d’un seul bloc ou mensuelle), de sa durée et de son étendue géographique. Sachez que lors d’une embauche, le statut de cadre peut se négocier tout comme le salaire. Même si la loi est pour ainsi dire muette sur le point de savoir comment, les conventions collectives et la jurisprudence ont déterminé ce qu’était un cadre d’entreprise. Aussi, si vous alliez une formation supérieure ou une expérience conséquente à l’exercice de responsabilités importantes, par exemple si vous managez une équipe, n’hésitez pas à revendiquer « l’appellation », car dit cadre dit souvent salaire plus élevé. En prime, de nombreux avantages peuvent vous être réservés tels que téléphone professionnel, voiture de fonction ou logement, stock-options… Sans oublier l’indemnité contractuelle souvent confortable (par rapport à celle d’un employé), versée par votre patron en cas de licenciement. Vous serez également affilié au régime de retraite des cadres : Agirc. Les prélèvements sont certes plus élevés, mais l’intérêt est de taille : la pension prévue par l’Agirc améliore considérablement la retraite de base allouée par la Sécurité sociale. Un plus non négligeable.
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