Les masques africains ne sont ni des accessoires de théâtre, ni des objets décoratifs ou figuratifs, ni des objets d'art comme nous l'entendons, ni des objets inertes ou utilisés pour de la sorcellerie.
Le masque africain est plutôt un être sacré qui utilise l'homme comme support pour apparaître et s'exprimer. Vivant, il s'intègre dans un ensemble; c'est une oeuvre conçue pour provoquer à la fois respect, crainte, terreur, courage et hilarité.
Dans l'art africain, il y a le masque sacré et le masque profane.
— Les masques africains sacrés sont les ancêtres de tous les masques et représentent une divinité, une force. Ils détiennent les pouvoirs religieux et exercent une action envers les puissances bénéfiques. Ils expriment la majesté, la sagesse, sont chargés de montrer l'invisible et règlent les litiges. Ils éloignent également les puissances du mal. Ils sortent pour des événements comme des rites de passage, des initiations, des sacrifices...
— Les masques profanes, petits et nombreux se produisent lors des fêtes. Ce sont des masques de divertissement qui représentent les ancêtres du clan. Immortels, ils détiennent le patrimoine culturel et la mémoire de leur peuple. L'art africain compte plusieurs masques profanes : le masque guerrier chargé de la conquête et de la défense, le masque griot qui est un chanteur solitaire et qui espionne, le masque chanteur, historien et généalogiste, le masque danseur, virtuose de son art et le masque mendiant qui distrait par ses plaisanteries.
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