Qui n’a pas rêvé de côtoyer dauphins, poissons-perroquets et tortues de mer ? Du fantasme à la réalité, il y a souvent un océan : s’imaginer sous l’eau avec une bouteille dans le dos et un détendeur dans la bouche, c’est impressionnant. Mais avec une bonne préparation, cela devient presque un jeu d’enfant.
En premier lieu, il est important de passer une visite médicale, si possible auprès d’un médecin agréé par la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM), en vue de déceler d’éventuelles contre-indications. Certaines sont impératives : grossesse, asthme, maladies cardiaques et respiratoires chroniques… Attention si vous avez un rhume ou une sinusite : les infections ORL engendrent une tension au niveau des tympans qui peut entraîner des déchirements. Même chose en cas de carie, la pression de l’eau peut provoquer des douleurs aiguës.
La plongée n’est pas une activité dangereuse si on respecte quelques règles de sécurité : ne pas effectuer plus de deux plongées d’une quarantaine de minutes par jour, respirer continuellement pendant la remontée pour éviter un accident de surpression (traumatisme au niveau des alvéoles pulmonaires), ne pas prendre l’avion dans les 12 heures suivant la dernière plongée car l’altitude favorise les accidents de décompression. Dans tous les cas, un débutant, même détenteur du niveau 1, doit plonger systématiquement avec un moniteur et ne pas aller au-delà de 8 mètres de profondeur. La première leçon se passe au bord de la piscine ; le moniteur parle de « bloc » (bouteille d’air), de « stab » (gilet de stabilisation), de « détendeur » (embout relié à la bouteille )… et de palmes. Il explique que le plus important est de respirer naturellement. Ensuite, c’est l’heure des travaux pratiques : on est dans le bassin, palmes aux pieds, une bouteille de 15 kilos sur le dos (dans l’eau ça ne pèse rien !) et un gilet gonflé à bloc, histoire de ne pas couler à pic. Le masque sur les yeux et le détendeur dans la bouche, on dégonfle tranquillement son gilet et on se laisse descendre 2 mètres plus bas. Toujours sous l’eau, on rejoint le petit groupe d’élèves qui entoure le moniteur et on s’entraîne à maîtriser les exercices de base tels que vidage de masque, perte du détendeur, langage des signes, contrôle du niveau d’air… Pas question de remonter comme un bouchon au moindre problème, surtout quand on se retrouvera réellement à 20 mètres de profondeur. Il faut pouvoir assurer sa sécurité et celle de son compagnon de plongée. Au bout d’une demi-heure, on remonte à la surface. Quelques plongées plus tard, on peut enfin goûter au spectacle du monde sous-marin. Un véritable éblouissement. Sans compter que la plongée est aussi un formidable remède contre le stress. Respirer lentement, palmer en douceur en prenant le temps de savourer le formidable tableau du grand bleu, cela suffit pour se sentir bien dans sa peau.
En France, il existe deux types de formations : les brevets CMAS (confédération mondiale des activités subaquatiques) délivrés par la Fédération française et les brevets Padi (Professional association of diving instructors), mondialement reconnus dont l’enseignement est un peu plus ludique. Il existe quatre brevets, chacun validant un niveau avant le titre d’instructeur. Le premier permet de plonger avec un moniteur ; le deuxième autorise la plongée jusqu’à 20 mètres ; le troisième jusqu’à 40 mètres et le quatrième d’encadrer d’autres plongeurs. Le Point Formation propose des stages en piscine pour passer le niveau 1 sur un week-end pour les plus pressés ou étalé sur l’année pour les autres. 280 Euro la formation + 45 Euro pour la licence fédérale qui donne une assurance. Renseignement sur www.pretaplonger.com et liste complète des écoles de plongée sur www.ffessm.fr. Formation spécifique pour les enfants à partir de 8 ans dans les villages Club Med.