L’individualisme des jeux sur écran (play stations ou ordinateurs) semble depuis quelque temps connaître ses limites.
En effet? tous les sondages confirment que les jeux de société, traditionnels ou plus modernes, sont en pleine recrudescence de vente et d’utilisation, et ce, même chez les jeunes, souvent contraints pour des raisons financières de limiter leurs sorties cinéma ou en boîte de nuit. Après un repas entre amis ou en famille, ou simplement pour passer une soirée sympa, on se retrouve chez l’un ou chez l’autre et l’on s’amuse beaucoup avec les jeux de société. Les traditionnels jeux de cartes ne tiennent plus la tête, devancés par le monopoly (dont la version banque électronique a relancé les ventes) ou autre scrabble ou cluedo et les jeux de plateau, les jeux de stratégie. Chacun apporte sa dernière trouvaille et la quête des nouveautés chez les marchands de jouets devient elle-même un jeu. Dans le milieu associatif, la vague est la même avec une reprise des clubs de type « ludomania » dont le nombre de membres inscrits mais surtout pratiquants réguliers ne cessent d’augmenter.
Enfin, reste le cercle encore un peu fermé de ceux qui, ayant fait le tour des jeux de société vendus dans le commerce, élargissent le champ de leur plaisir de jouer en créant de nouvelles règles pour des jeux existants ou inventent des jeux de toutes pièces. C’est le cas très récent d’un chauffeur livreur nommé Simon Armanini qui a donné le jour au Crazymino, un mixte de jeu de cartes et de dominos par combinaisons qui se joue sur un plateau de 196 cases de quatre couleurs.