L'investissement locatif dans l'immobilier représente la majeure partie de la défiscalisation en France et explique le développement exponentiel du marché de la construction depuis 10 ans. Par contre, l'investissement locatif a été, par définition, le fait de contribuables aisés ou fortunés. N'oublions pas que l'immobilier est alors financé, pour sa très grande partie, par le placement de l'économie d'impôt et bien sûr, par le loyer qui est indexé et souvent garanti.
L'appel au crédit apporte un levier fiscal supplémentaire, puisque les intérêts ne participant pas au déficit fiscal sont déductibles des loyers perçus pendant 10 ans. Cette opération s'avère être un produit retraite puisque sera servi un loyer net après la fin du crédit. Ce peut être aussi une très bonne opération de prévoyance dans le cas de décès de l'assuré, le prêt immobilier étant alors soldé d'un coup.
Les dispositifs existants jouent soit sur la déduction fiscale (l'économie d'impôt augmente avec la tranche d'imposition), soit sur la réduction d'impôt (l'économie d'impôt est une réduction d'impôt forfaitaire, connue au départ et étalée sur quelques années). Citons-le de Robien ou le Borloo pour le premier cas, et Girardin et Demessine-zrr pour le deuxième cas. Un mot sur le statut du Loueur en Meublé professionnel où l'investisseur investit forcement un gros montant et qui bénéficie d'une déduction fiscale non limitée (à 10700 euros par an pour le de Robien ou Borloo, ou nous sommes en location nue).
À l'avenir, ces dispositifs seront vraisemblablement réduits en nombre et limités dans les avantages fiscaux qu'ils procurent. La crise immobilière actuelle a révélé des faiblesses et sans doute des avantages excessifs dénoncés au nom d'une certaine éthique sociale.