Selon les spécialistes, les difficultés du secteur immobilier pourraient durer jusqu'en 2012. C'est le temps évalué pour que la bulle immobilière disparaisse et que les prix retrouvent un niveau normal. N'oublions pas que ces derniers avaient augmenté de 140 % depuis 10 ans. Nous sommes sans doute à la veille d'un crack immobilier qui n'a pas vraiment commencé car, d'une part les vendeurs restent fermes et d'autre part les acheteurs attendent la baisse. Quelle est, dans ce contexte, la situation particulière de l'immobilier neuf ?
Les ventes de l'immobilier neuf ont chuté de 34 % au 2e trimestre 2008 par rapport au même trimestre de 2007.
C'est analogue à ce qui s'était passé en Espagne et en Angleterre, sauf que le déficit d'immobilier neuf chez nous reste important autour de 500 000 logements. La crise financière qui a fait baisser le pouvoir d'achat des ménages nourrit la crise de l'immobilier neuf déjà pénalisé par les restrictions de crédits. À son tour la baisse de l'immobilier neuf va avoir un effet très défavorable sur l'emploi du bâtiment important puisqu'il occupe 40 % des créations.
Les promoteurs n'ont de cesse de promouvoir les ventes de l'immobilier neuf par tous les moyens (mails directs, voyages gratuits, invitations somptueuses sur les lieux des programmes...).
Désormais, les remises et rabais sur les lieux de vente débutent la commercialisation des programmes. Si les promoteurs n'hésitent plus à faire des efforts réels de baisse des prix sur une clientèle ciblée plus jeune, ces derniers devraient moins hésiter et passer à la décision d'achat. Ainsi sera écoutée la période d'ajustement pour le grand bien de tous.