Beaucoup de gens connaissent Emile Zola et sa saga d'une famille sous le second empire, les Rougon-Macquart. Naturaliste, il se fait observateur de sa société, des plus pauvres gens jusqu'aux plus riches en passant par les demi mondains. Mais il n'est pas qu'auteur, il a su montrer son engagement en dénonçant Napoléon III dans ses oeuvres et en défendant Dreyfus.
Zola était révolté contré l'inégalité de la population et en tant que naturaliste, il avait décidé de le dénoncer dans ses oeuvres, qui étaient de plus une critique sévère de l'empereur. Le succès ne fut pas toujours au rendez-vous mais il réussit petit à petit à vivre de sa passion pour l'écriture, toujours soutenu par sa femme. Cette dernière, ne pouvant lui donner d'enfants, accepta même qu'il prit une maitresse qui lui donna une fille et un petit garçon. Les désormais célèbres réunions de Medan avec divers auteurs participèrent à l'élaboration de son oeuvre. Mais Zola ne se contenta pas de satires contre Napoléon III, il prit la défense de Dreyfus, ce soldat accusé de traitrise. Son engagement ne fut pas immédiat et il préféra tout d'abord ignorer l'affaire. Mais ne supportant plus l'acharnement dont Dreyfus était la victime, Zola fit tout ce qu'il put afin d'obtenir sa libération de la célèbre île du Diable. On se souvient du célèbre "J'accuse" dans L' Aurore. Cette prise de position lui coûta la vie, sa cheminée ayant été obstruée par des Antidreyfusards.
Ainsi Zola ne fut pas seulement auteur mais vécu avec passion ses convictions, souvent contre l'avis de ses proches.