Pendant plusieurs décennies, la France a occupé la première place mondiale en terme de consommation de boissons alcoolisées. Si aujourd'hui, les hommes boivent moins, les femmes sont sur le point de les rattraper. Avec 45000 décès annuels, l'alcool est loin d'être sans danger et la liste des risques est longue.
Au quotidien, l'alcool agit sur le corps avec des effets plus ou moins grâves selon les individus mais on observe des symptomes récurrents : diminution des réflexes, de la concentration, difficulté à prendre des décisions, à s'exprimer. Sur le plan organique, les reins et tout le système digestif est lésé. Physiquement, les personnes alcooliques présentent un visage gonflé, boursouflé, rouge, couperosé. La peau est abimée, vieillie prématurément, grasse. Sur le plan social, l'alcoolisation entraine une marginalisation, un replie de soi, violence conjugale et agressivité, éclatement de la famille, difficultés financières...A noter que la consommation des jeunes et des femmes augmentent de façon inquiétante mais si pour les hommes et les jeunes, boire est synonyme de fête, pour les femmes plus âgées, boire se pratique en cachette, souvent suite à un échec sentimental, la perte d'un travail, un drame familial.
L'alcool est responsable de maladies grâves et mortelles : infarctus, maladies cardio-vasculaires, cirrhoses, hépatites, cancer des voies aéro-digestives. Pour en finir, une seule solution, la cure en milieu hospitalier. Les rechutes étant fréquentes, il est indispensable de se faire aider par un psychologue par exemple mais aussi par son médecin de famille, les associations d'alcooliques anonymes, un "parrain". L'arrêt de l'alcool est ensuite définitif et à vie : le moindre verre réenclenche le processus de dépendance alcoolique...