Gorgés de soleil, ils nous font voir la vie en rose rien qu’à les déguster. Mais ce n’est pas tout, ils nous aident aussi à vivre mieux et plus longtemps.
-POMME : la fibre cœur
« Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours » dit un proverbe anglais. Les études actuelles confirment ce vieux dicton. Outre une action régulatrice sur le transit, la pomme possède des fibres solubles (pectine) qui en font un médicament hors pair : elles ralentissent à la fois la digestion des sucres et celle des graisses. Explication : lorsque nous absorbons du sucre, celui-ci s’accole aux autres molécules et entrave leur action. C’est la glycation. Un antioxydant comme le superoxyde dismutase, par exemple, va être bloqué à 20% ; résultat : une baisse de nos défenses immunitaires qui dure jusqu’à cinq heures après la prise de alimentaire. En ralentissant l’absorption des glucides, les fibres de la pommes’opposent à cde phénomène. Idem avec les lipides : une pomme en fin de repas ralentit leur passage dans le sang, d’où un effet protecteur important sur le plan cardio-vasculaire.
-ORANGE&CO : le zeste anti-cancer
Réputée pour sa vitamine C, l’orange s’intègre à notre petit-déjeuner, en général sous forme de jus. Récemment, les chercheurs se sont intéressés à une substance dont regorge sa peau, ainsi que celle des autres agrumes : le limonène. Ce phytonutriment empêche le développement, voire la formation, de cellules cancéreuses. Outre cet effet chimiopréventif, il possède également une action chimiothérapeutique et antimétastasique : il ralentit, puis stoppe la prolifération délétère des cellules et peut même contribuer à faire régresser les tumeurs. En ce sens, il est utile en complément des traitements du cancer. Malheureusement, nous profitons peu de ses bienfaits dans la mesure où nous épluchons les agrumes avant de les manger. A condition de choisir des fruits non traités, remettons donc au menu les mille et une façons de savourer l’écorce : marmelade sans sucre ajouté, zestes dans les plats salés ou sucrés, mandarines confites…
-PAMPLEMOUSSE : un jus salvateur
Puissants antioxydants, les flavonoïdes luttent efficacement contre les radicaux libres, responsables du vieillissement. Les scientifiques en ont déjà identifié plus de cinq mille et ce n’est pas fini. Parmi ces flavonoïdes, il en existe un qui provient exclusivement du jus de pamplemousse : la naringine. Sa particularité est de bloquer une enzyme détoxifiante au niveau de l’intestin. Résultat : de nombreux principes actifs contenus dans les aliments, au lieu d’être dégradés sitôt absorbés, vont passer dans le sang. Cet effet de potentialisation est valable aussi pour certains médicaments : quand on adjoint de l’extrait de pamplemousse à un traitement (antisida par exemple) cela permet au médecin de réduire les doses.
-FRUITS ROUGES : des baies en or
Mûres, myrtilles… sont gorgées d’anthocyanes, des flavonoïdes antioxydants qui ont pour caractéristique de ne pas s’abîmer en présence de fer et de cuivre, des pro-oxydants présents dans les aliments. Certains, à longues chaînes non solubles (tanins), protègent le tube digestif en les bloquant et en empêchant l’action corrosive sur la muqueuse. Du coup, ils réduisent aussi leur absorption et la corrosion globale de l’organisme. Ainsi, les fruits rouges aident à se prémunir contre des pathologies inflammatoires et autres cancers du tube digestif. Quant aux anthocyanes à courtes chaînes, ils passent dans le sang et exercent leur rôle protecteur dans nos tissus, en particulier conjonctifs, cartilages, fascias… A la clé, un puissant effet protecteur contre l’arthrose, les tendinites, les problèmes rhumatologiques ou veineux. Enfin, ils s’opposent à l’action d’enzymes comme l’aldose réductase, qui transforment le sucre en molécules capables d’attirer l’eau dans certains tissus : cristallin de l’œil, gaines des nerfs… Ils aident à prévenir la cataracte et les neuropathies périphériques (quand l’eau comprime un nerf il finit par mourir).
-NOIX, NOISETTTES, AMANDES…
Les grands consommateurs d’oléagineux sont plus minces que ceux qui n’en mangent pas. Ce phénomène est lié à la richesse en fibres des fruits secs et à leur composition en protéines particulières. En effet, ils sont riches en arginine, qui ralentit l’absorption des graisses, et pauvres en lysine qui, à l’inverse, l’augmente. D’où l’action bénéfique sur le poids. En prime, ils contiennent beaucoup de minéraux tels que calcium, magnésium…