L’anorexie constitue aujourd’hui en France, un problème de santé publique majeur. Elle touche des adolescentes (à 90 %) et des adolescents dès l’âge de 13 ans, plus rarement après 19 ans. Cette affection, qui est une pathologie psychique relève de la psychiatrie. Le sujet qui en est atteint restreint ses apports alimentaires en deçà de ce qui est nécessaire à sa propre vitalité. Le motif conscient en est une attention exacerbée à sa silhouette. La personne anorexique se trouve toujours trop grosse, en dépit de toute réalité objective.
Pour atteindre son but, le sujet s’efforce de manger le moins possible, voire plus du tout. Pour cela, il est prêt à dégurgiter les aliments, s’il estime avoir été dans l’excès. Hormis les complications somatiques (carences vitaminiques, aménorrhées…) qui peuvent dans certains cas êtres fatales (5% de décès après 10 ans de maladie), la vie sociale est profondément affectée : études compromises, inquiétudes du milieu familial, incapacité à la pratique sportive…
Si l’on a déterminé que cette pathologie est psychique, c’est que l’attitude à l’égard de l’alimentation n’est qu’un symptôme. Fréquemment, ce dont il s’agit est une difficulté relationnelle, qu’il va falloir élucider et travailler avec le sujet.
Cette maladie qu'est l'anorexie est encore méconnue, du fait de la difficulté à la dépister et dons de la traiter. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de guérison de l'anorexie sont grandes. Les pouvoirs publics réfléchissent et proposent des mesures permettant d’aller dans ce sens.