L'émétophobie est une peur panique, une phobie, un dégout maladif du vomi. Les personnes présentant cette terreur incontrôlée font tout pour éviter les situations dites à risques : elles ne prennent pas les transports en commun, ne mangent pas certains aliments comme les crustacés, les fruits de mer, s'isolent, se lavent les mains sans arrêt, évitent les personnes malades et fuient les épidémies de gastro et autres pathologies digestives qui constituent le sommum de leur craintes.
L'émétophobe construit sa vie autour de cette phobie. Bien souvent, des rites et même des TOC sont instaurés pour calmer les angoisses provoquées par cette peur : des phrases, des gestes, des prières, des rituels, censés repousser le danger. L'origine de cette peur du vomi peut survenir après un traumatisme mais parfois un simple incident, une simple indigestion peut provoquer ce dégout. L'émétophobie touche les hommes et les femmes sans distinction. Les conséquences de cette obsession sont l'isolement social, l'anorexie par peur de vomir, l'amaigrissement, la dépression. Un soutien psychologique est nécessaire pour aider l'émétophobe à se défaire de ses peurs, contrôler ses pulsions, éviter la montée en crescendo de l'émétophobie et rompre l'isolement social. En effet, cette phobie est mal comprise par l'entourage qui a tendance à prendre en dérision ce trouble, d'où la difficulté pour l'émétophobe de se confier, d'être écouté, accepté et compris.
Néanmoins et heureusement, tous les émétophobes ne présentent pas une obsession envahissante et ne vivent pas reclus chez eux, certains sujets parviennent très bien à gérer leur peur et à mener une vie normale.